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Créateurs d’1-PACT
Qu’est ce qui différencie 1-PACT des autres structures de soutien scolaire ?
Laurent Saïd : Il y a, à mon sens, trois conceptions du soutien scolaire :
Celle des professeurs-étudiants inexpérimentés qui naviguent à vue sans succès,
Celle des « professeurs stars » qui vieillissent mal à trop déclamer le même cours depuis leur piédestal,
Celle d’1-PACT dont les maîtres mots sont qualité des enseignants, des supports, de la méthode mais surtout une réactivité permanente et inconditionnelle. Combien de fois ai-je entendu mes élèves me dire que le professeur, avec ou sans majuscule, refusait de répondre à des questions, préférant continuer à « dire son texte » ?
Philippe Poyet : Pour faire court : nous, on pousse plus que l’on ne tire. Il est clair que nos stagiaires ne sont pas des élèves en grande difficulté. Ce sont des jeunes qui ont envie ou besoin d’être sollicités pour gagner en efficacité et en confiance. Comme nos formations suivent les programmes officiels elles servent également à revoir les enseignements obligatoires – bac ou concours – mais toujours dans une optique consolidation/dépassement.
Et comment faites-vous cela ?
PhP : Vous voulez notre secret ! Allez…
Un : notre niveau d’engagement. Celui de la structure et celui de tous les enseignants qui travaillent avec nous. C’est d’ailleurs la condition de leur recrutement et désormais de leur maintien. Et le recrutement n’est pas facile…
Deux : Une approche pédagogique simple, focalisée sur la pratique et permettant l’acquisition de savoir et de savoir faire durables. Nous ne faisons pas de resucées de cours. Nous ne nous écoutons pas parler. Nous faisons travailler nos étudiants et les faisons monter en puissance. Basique mais efficace.
LS : D’abord nous recrutons des « bons ».
Et par « bon », j’entends, bien sur, des professeurs compétents dans leur matière mais pas seulement.
Ils doivent passer plusieurs filtres : concevoir avec nous des supports de cours de qualité 1-PACT, être à même de présenter une synergie de leur savoir faire avec notre méthode pédagogique, être adoubé par les élèves dont les avis sont primordiaux.
Quant au secret de fabrication dont parle Philippe ? L’activation de l’élève. Convaincre que tout est possible avec un travail efficace et organisé, c’est le secret. Comment y arriver, c’est notre secret…
Vous avez tous les deux la quarantaine. Que pensez-vous de la jeune génération ?
PhP : Ils ne sont pas plus crétins que nous ne l’étions. Par contre les défis que leur génération va devoir relever sont immenses et en plus ils devront payer nos retraites.
Bien les former est fondamental : les connaissances, bien sur, mais également la réflexion et l’esprit critique. Moi qui suis de formation sciences politiques je conseille de renforcer fortement et rapidement tout ce qui est lecture, histoire et culture G.
LS : Je passe sur le côté « génération sms illimités »…
En sciences, les effets désastreux des allégements de programme, d’évaluations laxistes et de l’overdose de calculatrices sophistiquées, se font sentir.
Arrivés en 1S ou en terminale, l’élève se rend compte qu’on lui a menti : « non, 1+1, ça ne fait pas presque 3» et, « non, on ne doit pas vérifier à la machine »…
On nous répète à longueur d’étude ad hoc que les élèves sont moins forts qu’avant. C’est statistiquement vrai et faux. Pour rentrer à HEC ou à l’X, pour devenir médecin ou juge, pour faire un cursus universitaire sélectif complet, le niveau requis est au moins ce qu’il était… La grande différence entre eux et nous, c’est qu’aujourd’hui l’effort se concentre dangereusement sur les deux dernières années du lycée.
Dernière question un peu piège. Qui travaillent le mieux ? Les filles ou les garçons ?
PhP : Selon ma réponse, au pire je perds 50% de mes étudiants au mieux je passe pour un indécis. Bon je me lance quand même. D’après mon expérience personnelle en droit ou Sciences Politiques, je trouve les filles studieuses, sérieuses et appliquées mais manquant un peu d’audace. Le garçon, lui, peut vous sortir sans ne s’embarrasser de rien aussi bien un trait de génie qu’une bêtise grosse comme lui.
LS : Je ne vais pas faillir à ma galanterie légendaire : les filles. Les garçons, tous galants, comprendront. Trêve de plaisanterie, je crois que chaque individu est unique et que les agrégats statistiques n’ont pas d’intérêt en l’espèce. Les filles ont souvent été cantonnées au rôle de « meilleures jusqu’en terminale »… La loi des grands nombres dans une société en mouvement devrait rapidement gommer cette légende.

